Recette : mes yaourts "maison" ... de feignasse !

Salut tout le monde !
Ouh là, un sacré bout de temps que je n'étais pas venue ici ! Presque on pourrait croire que le blog a pris la poussière, que j'ai oublié le Zéro Déchet, je me cache car je suis revenue à une vie décadente !
Ben non.
En fait, je n'ai rien écrit depuis un an, tout simplement car, comme je le disais dans le post précédent, je suis sur un projet de roman. Comme tu ne poses pas la question, je te réponds quand même : ça avance bien. J'ai écris 200 pages, balancé 150, recommencé ... heureusement que je n'écris pas sur papier, ce serait horrible ! J'ai multiplié les déchets de mots, mais comme c'est du virtuel, ça compte pas.

Côté ZD, ben la vie suit son cours. Fils est rentrée à l'école, donc je me suis retrouvé avec plein de déchets scolaire dans ma poubelle, et puis il  a fallu que je dise aux maîtresse/ATSEM/animateurs que non, je ne donnerai pas de mouchoirs en papier, ni de lingettes, et que, s'il se fait pipi dessus, merci de ne pas mettre le sale dans un sac poubelle, j'ai un sac en tissu spécialement dédié à ça ! Voilà ... Les gens comprennent, ou ne comprennent pas, bref ! 
Il n'y a eu que peu de changements. Toutefois, il y a un mois, j'ai enfin trouvé comment m'épargner un déchet qui avait du mal à quitter ma maison, j'ai nommé : le pot de yaourt en verre et son opercule en aluminium dégueu !

Car des yaourts, Fils en consomme par hectolitres ! Galère, donc, de s'en passer ! Bon, tu me diras, le pot en verre, ça se recycle, surtout qu'avant de le mettre à la borne on peut le refiler aux centres de loisirs et à l'école, c'est bien, on peut faire plein d'activités avec ; et l'opercule, ben c'est sur, ça va à la poubelle, hein, mais bon, oh ! c'est pas la place que ça prend !
Mais si. Moi, ça me perturbe. Je me suis donc décidée à faire mes propres yaourts.

Sauf que, aha ah ! Le challenge c'était de les faire sans yaourtière car, vois tu, je ne veux pas acheter de machine, ça prend de la place, ça fait un déchet supplémentaire; tout ça ... 
Alors j'ai testé un première recette qui a complètement foiré, où il fallait les faire cuire au four à 40° pendant deux heures. Ça a foiré car mon four de Barbie ne fait pas 40°, le minimum c'est 75°, donc autant te dire qu'il était peu probable que ça fonctionne. J'ai eu du lait caillé, point.

Donc bon, je vais sur internet, je regarde différentes recettes, mais à chaque fois, soit il faut un four, soit il faut une cocotte (que je n'ai pas), donc je me lamente un peu, jusqu'à ce que je tombe sur une nana qui dit les faire en les enveloppant dans un couverture et en les laissant sur un radiateur, ou au soleil.
Et d'en déduire que l'idée, pour que le yaourt prenne, c'est qu'il faut qu'il reste à la chaleur le plus longtemps possible (et qu'en plus de ne chauffer qu'à 75° minimum, mon four à moi se refroidit extrêmement rapidement un fois éteint)
J'en suis donc arrivée à ma recette de de yaourts "maison" de feignasse, que je te livre dès à présent, en exclusivité, exprès pour toi :

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Pour faire 8/9 yaourts (avec moi c'est plutôt 9, j'utilise les anciens pots de La L*******) il te faut :

Ingrédients :

- 1 litre de lait ENTIER, bio (c'est mieux) (un jour, j'arriverai à en trouver direct producteur sans brique en carton, mais ce jour n'est pas arrivé)
 -1 yaourt nature, bio (c'est mieux, toujours) (pour faire ta première fournée t'en achètes un du commerce, mais après tu peux utiliser un de ceux que tu as fait pour la fournée suivante)

Et .... c'est tout. Non, je n'achète pas de poudre de lait, c'est pas ZD, ça m'intéresse pas. Et ça marche très bien sans.

Coût de la recette : 0.98 centimes de litre de lait + 0.80 centimes le yaourt, ça te fait grosso merdo les 9 yaourts à 1.78€. C'est genre moins cher que le premier prix. Voilà voilà ...
En plus, pour la faire, tu utilises très très peu de ressources énergétiques, donc le coût est pratiquement nul côté électricité/gaz.

Passons au matériel ! Car pour cette recette, tu vas voir, il te faut du matériel de pro !

- Une casserole
- Un saladier
- Un fouet/fourchette
- Un chinois
- Une louche

- Des pots de yaourts (en verre/terre, c'est mieux)
- De quoi fermer les pots (moi j'ai découpé des petits ronds dans du tissu et je maintiens avec un élastique)

- Un plat assez haut que tu peux fermer (une cocotte ira très bien, moi j'ai un vieux plat en pyrex avec un couvercle. On s'en fout, l'important c'est que ça ferme)
- Une couverture (et j'en avais pas, donc j'ai utilisé une serviette de bain et mon Bombers militaire du Débarquement de 44)
- Une bouillotte

Et maintenant, la recette ! Ou, comment procéder ?

D'abord, tu fais chauffer ton litre de lait tout seul dans une casserole, à feu moyen, jusqu'à ébullition (donc comme c'est du lait, tu surveilles, hein ! Tu te barres pas plier le linge en attendant ...)
Quand le lait est à ébullition (tu le sais parce que ça monte), tu retires du feu, tu couvres avec ton torchon de Mémère et tu attends que ça refroidisse, pendant environ 20 minutes.
20 minutes plus tard, donc, à peu près (j'ai pas calculé exactement), tu vérifies la température, qui doit être entre 37° et 40°, mais comme je n'ai pas de thermomètre et qu'on peut très bien s'en passer, tu trempes ton doigt dedans, et tu dois pouvoir tenir 3/4 secondes sans que ça brûle.
A ce moment là, tu prends ton yaourt, tu le vides dans un saladier, et tu le bats un peu avec ton fouet, ou une fourchette, ça marche aussi.
Tu y ajoutes ton lait chaud en le passant à travers un chinois, ou un filtre, on s'en fiche, c'est pour enlever les petites peaux qui restent.
Là, tu mets à chauffer ta bouillotte (j'ai une bouillotte à eau, donc je fais bouillir - et avant que tu ne te poses la question, sache que je réutilise sans arrêt la même eau pour ma bouillotte, j'évite donc d'en gaspiller des litres ; je ne sais pas ce que ça donne avec celles qui passent au micro-ondes mais ça doit marcher aussi - sinon, tu mettras ta préparation sur un radiateur, ou sur un four encore chaud, bref, sur une source de chaleur quelle qu'elle soit)
Avec ta louche, tu remplis les petits pots, tu les fermes, tu les mets dans ton plat/cocotte, que tu fermes aussi. Puis, tu mets cette préparation sur la couverture/serviette, tu mets la bouillotte dessus, tu enroules le tout (là moi je ré-enroule tout ça dans le manteau) et tu laisses reposer toute une nuit (en ayant commencé ta préparation vers 18h, hein, sinon tu laisses toute la journée)

Et le lendemain, tu vas voir, c'est magique, tes yaourts ont pris ! Because Science ! Tu n'as plus qu'à les laisser refroidir minimum quatre heures au frigo, car les yaourts chauds, c'est pas terrible.
Après, ben, tu les manges, et c'est bon !

Sur ce, à dans un an ! (ou pas)

Végé-racisme

Hey you !
Depuis ce weekend, mon fils est malade.
Alors rien de grave, non, juste un état grippal. Ça n'était jamais arrivé. Cet enfant a bouffé de l'anticorps maternel pendant 15 mois, il est donc un genre de mutant capable de résister à la plupart des infections. Mais voilà, on est jamais à l'abri du virus fourbe qui traine chez la nounou et qui profite sournoisement d'un manque de vigilance de la part de globules blancs partis prendre le café, pour s'insinuer insidieusement dans le jeune organisme encore fragile.
N'est ce pas ?

Mais bref, si je te dis ça, c'est, d'une part, par pur plaisir de raconter ma vie (sinon je ne ferai pas de blog), mais aussi parce que la crève de mon fils m'a permis de constater récemment l'inanité incommensurable, que dis-je, le gouffre sans fond de consternation et d'absurdité dans lequel je vis au quotidien. Et de pousser un petit coup de gueule.
Sache, lecteur, que ma vie est dure. Car mon père est ... mon père, voilà.
Tu as eu un aperçu de mon père (que je maintiens aimer, parce que c'est une manière pour mon subconscient d'affronter la douloureuse réalité, je ne m'en cache pas, et je m'évite par là même dix ans de thérapie onéreuse et peu efficace) à Noël, entre la bouffe et et les cadeaux, tu as vu de quoi mon existence était faite.
Sache aussi que, chose positive, il a enfin compris que je ne mangeais plus de viande, et, depuis, il n'a de cesse de me faire des réflexions à ce sujet, à grand coup  de : "Et tes protéines ? Et ta vitamine B12 ? Et tes PROTEINES ?"
Mais là, on a atteint le summum :

- Allô ma fille ?!! Bon, je t'appelle parce que j'ai pas d'accès internet et il faut que tu souscrives à un abonnement à ma place parce que j'ai la flemme de le faire !!
(Note que mon père s'exprime automatiquement avec deux points d'exclamation à la fin de ses phrases, même quand il murmure)
- ... Ok 
(Oui, je suis faible à ce point là)
- Super !! Bon, ça va toi ?!!
- Fils est malade.
- Ah merde !! Il a quoi ?!!
- Un état grippal. Trois fois rien, c'est juste qu'il est chiant et qu'il veut pas bouffer.
- Ah, normal quand on est malade !! T'as qu'à lui faire jambon-nouilles, ça passe tout seul !!
- ... Oui, voilà, on fait des pâtes ce soir...
- C'est bien, des pâtes avec du jambon !!
- ... Oui enfin sauf qu'on met pas de jambon (mais avec un peu de  soja, de légumes et une sauce qu'il aime bien)
- Quoi ?!! T'as pas de jambon ?!!
- Ben non.
- Mais va au Leclerc en acheter !! C'est pas fermé !! T'achètes une tranche de jambon, tu sais, ils en font des individuelles emballées !!
(Note aussi que le concept du zéro déchet est pas encore super bien intégré ...)
- Non mais Papa, on mange plus de viande, tu sais, je te l'ai dit.
- Ouais mais là c'est pas pareil, c'est du jambon !!
- ... 
- T'es pas en train de me dire que tu vas priver le petit de jambon quand même ?!!
(Comprendre : je suis une mauvaise mère indigne, coupable de la pire des mesquineries, la fange, la lie de la société, je ne mérite pas le titre de mère)
- Ben si. On en a pas, il en mange pas, j'irai pas en acheter exprès.
- Mais t'es conne !!
- ... C'est possible.
- Oui, t'es CONNE !! C'est encore pire que chez les arabes !!
- ...
(Franchement, que répondre à ça ?)

Tu vois, entendre des trucs pareils me plonge parfois dans la consternation la plus totale. Heureusement, je dois avoir une partie du cerveau atrophiée pour ne pas prêter trop longtemps attention à ce genre de conneries, sinon je pense que je me serais depuis longtemps ouvert les veines avec mon stylo plume. Je ne peux même pas être vexée, en plus, auquel cas je serais coupable de n'avoir aucun humour. This is real life.
Aussi, après un post qui fait du bien, et qui équivaut, dans ma tête, à un hochement d'épaules fataliste vis à vis de l'adversité du monde, je vais continuer à avancer tant bien que mal, parce qu'il le faut bien, et puis aussi parce que je dois avoir un allèle mutant sur un de mes chromosomes, qui fait que, telle la mauvaise herbe, je m'entête à pousser dans l'adversité.
Sinon, je ne donne pas beaucoup de nouvelles en ce moment, je sais, je plaide coupable, j'accepte votre sentence Messieurs le Jurés, mais, par pitié, tout sauf une chanson de Louane !
Ma vie zéro déchet se passe bien ; on a pas sorti la poubelle depuis Noël, et le dernier sac de recyclage (de 60 litres) s'est rempli en deux mois, là où, avant, il fallait un mois. Dans la poubelle, on a surtout le papier du beurre, ce qui ne fait pas grand chose, c'est sûr, et les opercules de pots de yaourts en verre que consomme le fils. Le galet de shampoing solide marche très bien. On est contents de nous, et ça fait du bien de se le dire et de se taper sur l'épaule, de temps en temps. 
Pour le reste, mon beau frère me trouve plus zen, et plus belle parce qu'apparemment j'ai maigri, mais j'en ai un peu rien à foutre de son avis donc bon ...
Si je suis un peu absente, c'est parce que je suis partie sur un projet qui me tient à coeur depuis un moment, à savoir l'écriture d'un roman (qui ne sera pas écolo, ni zéro déchet, ni végé, ni rien, encore que je me suis rendue compte que je n'étais pas foutue de ne pas en parler au moins un peu aaaaarrrghhh, que va en penser mon psy ???)
Pour le moment, j'ai véritablement écrit 50 pages, mais je les ai ensuite j'ai virtuellement foutues en l'air, car j'ai eu une meilleure idée que ce que j'avais, donc j'ai retravaillé mon contexte et mon histoire, fait des recherches, développé mes personnages ... ça te donne l'impression que je fais quelque chose, sauf qu'en réalité ça se résume à ça :

(Et encore, je t'épargne le côté légèrement autiste de qui s'arrache la lèvre à force de réfléchir)


Sur ce, la conne te salue. 

Recette : le shampoing solide

Et coucou !
Tu veux voir mon shampoing ?
Non, franchement, en plus, si tu suis un peu mon blog, tu sais que je n'en utilise plus. Je n'ai pas shampouiné ma chevelure depuis la date de mon anniversaire, le 18 Octobre dernier (et, en passant, je te glisse l'info pour que tu y penses l'année prochaine, vise comme c'est subtil !)
Ma routine capillaire, désormais, c'est : le premier dimanche de chaque mois, un mouillage des cheveux suivi d'application d'une pâte à base de bicarbonate de soude, puis rinçage au vinaigre de cidre (deux bouchons dans un verre d'eau). La semaine suivante, je fais un shampoing sec à base de fécule de maïs, et ça me tiens bien 15 jours. Si besoin, je fais un masque à l'aloe vera que je laisse sécher avant de brosser (c'est très efficace pour laver mes cheveux), mais j'ai remarqué que ma chevelure avait de moins en moins besoin d'interventions de ma part et qu'elle s'en sort très bien par elle même.
Il faut dire aussi que je la brosse tous les jours, pour enlever les poussières et répartir le sébum. Mes cheveux ont bien poussé depuis le mois d'août, où j'avais une coupe très courte ; maintenant, ils m'arrivent au bas de la nuque.

Mais bref, je ne vis pas seule, j'ai, dans ma maison, deux hommes, un petit et un grand, qui apprécient le bonheur de se shampouiner le poil de tête une fois par semaine.
(Soit dit en passant, mes efforts zéro déchet en matière de gestion de l'eau ont été récompensés, puisque je viens de recevoir ma facture rectificative, et qu'en plus d'être remboursée de 200€, je ne vais plus payer que 10€ d'eau par mois.)
J'ai donc réalisé un petit shampoing solide pour ces messieurs, ce qui a l'avantage de supprimer le dernier flacon qui demeurait dans ma salle de bains, mais aussi de durer trois fois plus longtemps qu'un shampoing traditionnel.
Voici donc la recette. Pour la réaliser, je me suis inspirée de la base de ce blog. ce qui est bien, c'est que les mesures sont assez approximatives et basiques, c'est pas comme les macarons ou la cire au sucre, genre si tu foires d'un demi degré c'est foutu. Et en plus, c'est juste une base, à toi après de mettre les ingrédients que tu veux pour avoir un shampoing vraiment adapté à la nature des cheveux et des soins que tu veux apporter.
Attention, techniquement, cette recette n'est pas zéro déchet, ni même naturelle, car les ingrédients qui sont nécessaires sont emballés ; de plus, le SCI, l'ingrédient principal, est quand même un produit chimique, et même s'il est sain et sans danger car issu de la sulfuration de l'huile de coco, on ne peut pas franchement dire que ce soit un produit naturel. Mais comme j'en avais en stock de ma vie d'avant, et que je ne voulais pas jeter ...
Ici, j'ai voulu un shampoing très hydratant pour les cheveux crépus de mon homme, mais qui convient aussi à Fils et ses cheveux de bébé.

Temps de préparation : 10/15 minutes de cuisson, suivies de 30 minutes de congélation.
Coût de la recette : pour un pain de 80gr, comptez à peu près 5€ (rapport au coût de chaque ingrédient séparé, divisé par les doses utilisées)

Ingrédients :
- 50 gr de SCI (Sodium Coco Isethionate) --> Solidifie la préparation et donne la mousse
- 8 gr d'eau
- 5 gr de beurre de karité
- 8 gr d'huile d'avocat
- 8 gr de shikakai
- 10 gouttes de vitamine E (conservateur)
- 5 gouttes d'HE d'Ylang Ylang 

Préparation :
- Faites fondre au bain marie le SCI avec le beurre de karité et l'huile. Remuez régulièrement pour faire adhérer l'ensemble.
- Hors du feu, ajoutez le shikakai, la vitamine E et l'huile essentielle. Mélangez bien le tout pour avoir une préparation homogène.
- Versez la préparation dans un moule, puis placez au réfrigérateur 30 minutes.
- Démoulez, et laissez sécher.

C'est prêt !